Cinquante années d'indépendance n'ont pas réussi à dissiper cette sensation de gâchis qui caractérise l'État dans sa globalité. Que ce soit politiquement, économiquement ou socialement, tout conduit vers ce sentiment de nonaccomplissement de la construction d'un état fort avec des institutions inébranlables et des citoyens qui jouissent de tous leurs droits et accomplissent toutes leurs obligations. La faute à qui? moult réponses! mais surement que le politique reste la locomotive qui devrait essentiellement tirer vers l'avant le reste de la composante de l'état-nation. Et le politique est en panne. Et quelle panne!
Que ce soit en politique dans ses composantes judiciaire, exécutive et législative ou sur les plans économique, culturel et social, l'Algérie ne cesse de se chercher, faisant un pas à gauche, un autre à droite; un pas vers l'avant, un pas vers l'arrière. Ainsi, elle tourne en rond, et c'est inévitable, en creusant davantage le trou dans lequel nous ont fourgués des orientations et des décisions aussi hasardeuses que suicidaires. L'image qu'elle donne d'elle même est on ne peut plus archaïque. Plein de maux ne cessent de la ronger, à commencer par cette bête immonde qu'est le terrorisme, combattu par certains, adoubé par d'autres, une corruption qui s'institutionnalise et s'ancre dangereusement dans les mœurs, un désintérêt caractéristique envers la chose publique et une absence flagrante de civisme et de véritable patriotisme.
Car l'amour d'un pays se juge avant tout à l'engagement de ses fils à en faire une nation moderne, démocratique, juste et libre. Le développement d'une nation ne peut être factice, se quantifiant au nombre de paraboles jonchant les terrasses des immeubles ou de puces de téléphones portables mises en circulation. Il se mesure à la richesse produite, une richesse intrinsèque non importée; une richesse dans l'industrie, la science, l'enseignement, la littérature, l'art, le sport. Toutes les richesses qui font qu'une nation soit développée et une autre totalement à la traine, en sursis.
Alors, de quelle Algérie rêvons nous?
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Politique
Raconte-moi ce peuple qui se complait
RépondreSupprimerà être moulé dans ses pensées
Des idées toutes conçues pour les rois
Des plus humbles aux plus hauts hors-la-loi
Un journal par-ci, un prêche par là
Opportunistes politiques ou barbus sur le tas
Pourtant la réalité n'est que matérielle
Instinct bestial et guerre pour l'oseille
Les ennemis fusent de toute part
Le monde nous envie notre bande de lascars
Je doute fort de ce manège et je suis fière
d'être libre de douter et de sortir de la sphère
Des hypocrites qui m'entourent et m'agacent
racontent leurs prouesses d'apôtres fadasses